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09 octobre 2020
Carnet

Retour sur la visite des Chantiers Navals de St Nazaire - 24 septembre

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Une météo redoutable était annoncée, et c’est le soleil qui réussit à percer : le ciel était avec nous même si nous avons dû affronter un vent glacial dans la cale de construction !

Le chantier s’est spécialisé dans les bateaux de croisières dès les années 80, affichant toute une série de records du monde des plus grands bâtiments construits. Seuls 2 autres chantiers de cette taille subsistent en Europe (dont l’un en Italie). Les photos étant interdites, nous n’avons pu en ramener qu’une seule, le groupe des visiteurs…

Comment sont construits ces géants des mers ? Les commandes groupées par les armateurs comportent environ 10 bateaux qui se succèdent dans les halles, terrains et cales des Chantiers. Le dernier contrat signé fut avec MSC. Le carnet de commandes actuel couvre 10 années de travail et ce, malgré la crise actuelle ! Nous avons ainsi pu admirer deux bateaux en fin de construction pouvant transporter environ 5000 passagers. Leurs prix de vente sont de l’ordre de 800 millions à 1 milliard €. Un investissement de ce type est généralement amorti en 4 à 6 années tandis que les anciens palaces des mers sont démantelés après 30 années d’utilisation.

QUELLES SONT LES ETAPES DE CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU NAVIRE ?

La conception et les plans demandent, pour commencer, 6 à 8 mois de travail. Puis viennent :

  • La négociation de l’approvisionnement des tôles auprès du sidérurgiste européen
  • Leur grenaillage pour les nettoyer et enlever la rouille
  • Le découpage des tôles de 3 mm au Laser, et celles de 3 cm au plasma (vers 2000 °C)
  • L’usinage des ouvertures (hublots, portes,…) et diverses formes particulières des plaques.
  • Puis le soudage des plaques se fait en position retournée pour raisons à la fois techniques et de sécurité
  • Jusqu’à cette étape ; les charges sont déplacées par des chariots tractés sur routes et les pièces entreposées sur le sol
  • On procède ensuite à l’assemblage de blocs de plus en plus importants laissant apparaitre la structure du bateau, blocs qui seront déplacés grâce à de puissants portiques
  • L’assemblage des plus grands blocs entre eux est assuré en cale sèche car ils deviendront peu à peu trop lourds pour la capacité des portiques
  • On constitue ainsi ce qui deviendra les tronçons du bateau, ils sont rendus étanches et sont déplacés par flottaison dans la cale. 48h suffisent à remplir la cale d’eau de Loire en tenant compte des marées
  • Les 3 principales portions du bateau sont rapprochées les unes des autres pour être soudées,
  • Puis vient le lancement en mer de ce squelette qu’il faut ensuite tester et habiller
  • La construction se poursuit ensuite sur l’eau

A noter que durant toute la construction le bateau est désigné par un code (lettre + chiffres) car son nom final peut être changé jusqu’au dernier moment par l’armateur. Il va sans dire que « W36 » par exemple est aussi plus facile à noter sur tous les morceaux avant assemblage que « Wonder of the seas » !

Outre plusieurs paquebots de croisières, nous avons vu un cargo en restauration, des commandes pour la Marine Nationale, des sous-ensembles d’éoliennes etc…

A la suite de cette visite technique passionnante, nous avons effectué une pause conviviale au bar de l’office du tourisme où l’association a offert une collation qui fut très appréciée, 2 heures après, nous nous quittions avec regret mais heureux d’avoir noué ou renoué des connaissances.

Jean-Luc Braibant (1972), relais du groupe Bretagne Pays-de-Loire 



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