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13 septembre 2019

Histoires d'entrepreneurs - Louis-Paterne BOUAN (2003)

Quelle a été ta formation et comment a-t-elle aidé dans la concrétisation de ton projet ?

J'ai intégré HEI (CM) sans savoir précisément quel métier je voulais faire. La dimension généraliste de l'école, qui balaye un très large éventail de techniques de l'ingénieur, m'a été très utile par la suite quand, à la sortie de l'école, j'ai choisi le métier d'ingénieur brevet.

 

Qu’est-ce qui t’a motivé à créer une entreprise ? 

Dès le début de ma vie professionnelle, je rêvais de créer un jour mon propre cabinet de Conseil en Propriété Industrielle. Mais j'ai d’abord été salarié dix ans dans deux cabinets, à Rennes puis à Paris, puis trois ans au sein du service Propriété Industrielle d'Airbus, à Toulouse. Ces emplois m’ont donné une expérience variée et de haut niveau, et m’ont permis d’obtenir les qualifications nécessaires pour exercer de façon indépendante. 

Souhaitant travailler de nouveau en cabinet, j’ai quitté Airbus avec l’objectif de créer enfin ma propre structure : le Cabinet BOUAN (www.bouan.fr), pour choisir mes méthodes de travail et ma stratégie d'entreprise. Je souhaitais être en contact direct avec les clients pour adapter mes propositions à leurs besoins réels. Cela implique parfois de leur proposer des solutions moins rentables pour le Cabinet, mais notre réputation à long terme y gagne.

 

Quel est le cœur de métier de ton entreprise ? L’activité a-t-elle évolué depuis le lancement ? 

Mon entreprise est donc un cabinet de Conseil en Propriété Industrielle, le cœur de métier est d’assister les entreprises innovantes pour qu’elles bénéficient au mieux de la Propriété Industrielle, et notamment des brevets d'invention. Ce métier est donc au carrefour entre la stratégie, le droit et l'innovation technique. 

En plus du conseil aux entreprises, je rédige les demandes de brevets et je défends leur validité devant les Offices de brevets. Je gère aussi pour mes clients toutes les procédures administratives liées à la Propriété Industrielle. J’ai pour cela constitué une équipe administrative, dans laquelle mon épouse était la première salariée.

 

Par quelles étapes es-tu passé ? 

La première étape a eu lieu avant la création de l’entreprise. Alors que j'étais encore salarié j’ai préparé tout mon projet, notamment ma communication (site Internet, etc.) et les outils pour pouvoir traiter efficacement les dossiers de mes premiers clients. Comme tout entrepreneur, j’ai dû choisir une structure juridique, rédiger des statuts, trouver des locaux (dans une pépinière d'entreprises), apprendre les bases pratiques de la comptabilité, de la gestion, etc. 

J’ai été aidé pour cela par des structures d’accompagnement des entrepreneurs telles que la CCI, qui m’ont offert des formations et de nombreux conseils. 

Au lancement du cabinet, je n'avais aucun client. Les premiers mois ont donc été principalement consacrés à travailler mon réseau pour me faire connaître. La clientèle s’est constituée progressivement, d'abord avec de jeunes entreprises souhaitant déposer leurs premiers brevets.

Assez rapidement, je me suis trouvé face au défi de nombreux entrepreneurs : on doit cumuler le métier de chef d'entreprise, qui gère le quotidien et développe son business, et le métier d'artisan, qui produit lui-même ce qu'il vend.

Cette double casquette, parfois inconfortable, incite à embaucher pour partager le travail !

 

Comment vois-tu l’évolution de ton entreprise dans les 2 années à venir ? 

Trois ans après sa création ex nihilo, le Cabinet a atteint son objectif d’autonomie financière. La prochaine étape sera probablement d’embaucher des ingénieurs brevet, pour accompagner des clients plus nombreux et faire du Cabinet une structure rentable et pérenne.


Tes conseils pour se lancer dans l’aventure ? 

Avant de créer une entreprise, je crois indispensable de parler beaucoup de son projet avec des personnes de tous horizons. Leurs réactions peuvent faire prendre conscience de difficultés à surmonter ou d'opportunités à saisir. 

Après avoir écouté chacun, c'est cependant à l'entrepreneur de prendre sa décision, sans forcément se focaliser sur les mises en garde des plus pessimistes.


L’importance du réseau ? et le réseau HEI Alumni ? Aujourd’hui êtes-vous toujours en contact avec l’école et des diplômés HEI ?

Les réseaux sont pour moi fondamentaux : c’est par eux qu'arrivent tous les clients, qui nous font confiance ! 

Parmi ces réseaux, HEI Alumni, et particulièrement le groupe Centre Loire, m'a offert de nombreuses occasions de rencontres toujours très sympathiques. J'ai par ailleurs des contacts réguliers avec l'école HEI-Châteauroux où j'anime une formation à la Propriété Industrielle.


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