Actualité

Vue 496 fois
14 juin 2018

Histoires d'entrepreneurs – Portrait croisé de Quentin Xavier (2012) et Marc-Antoine Dufour (2011) - Urban Circus

Et tout a commencé à HEI…

Pendant leurs études à HEI, Marc-Antoine a été le parrain (un étudiant parraine un autre étudiant) de Quentin. Aujourd’hui ils continuent à évoluer ensemble. Marc-Antoine, installé au Canada, y lance la filiale d’Urban Circus, l’entreprise créée par Quentin et son associé, Henri de Kergorlay (2012), également diplômé HEI. 

 

Quel a été votre parcours à HEI ? Avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Marc-Antoine : Je suis rentré à HEI en 2006, à l'époque, la prépa se faisait rue de Toul, en face de la Faluche ! J’ai suivi la filière ESEA. J'ai passé 4 ans à HEI avant de suivre un bi-diplôme ici, à Montréal. En 3ème année, j'ai fait partie du BDE, notre nom était Faire pl'HEIz, c'était vraiment une super année !

Quentin : Je suis HEI de la promo 2012 ! Spécialité mécanique. J'ai fait le parcours sans faute (presque), HEI en  5 ans seulement (je me demande encore comment j'ai fait). J'avais choisi la mécanique car à l'époque Monsieur Dumont me semblait être le professeur le plus passionné. J'ai vite réalisé ma passion pour les gens passionnés. J'ai été un fervent acteur de la vie associative BDS / Rugby / GO...Une anecdote, en particulier ? J’en ai tellement. Mais je me souviens particulièrement du parcours d'intégration GO, des cocottes d'or ou même de l'intégration BDS. Forcément il n'y avait pas que des choses intelligentes mais ces petites traditions ont su former des amitiés qui durent encore aujourd'hui. Une de mes plus belles anecdotes aussi est le jour où j'ai découvert en 3 ou 4ème année que Monsieur Lécrigny, à l'époque directeur à HEI, avait sur son MP3 le rap (rap HEI) que j'avais écrit avec un copain de Saint-Omer. 

 

Quel est votre parcours professionnel depuis votre sortie d’HEI ?

Quentin : J'ai travaillé pour de grands groupes aéronautiques : Dassault, Safran (aux Etats-Unis) et Zodiac. J'ai rencontré Henri de Kergorlay (2012) mon associé d'aujourd'hui à HEI, nous étions colocs et aujourd'hui nous sommes toujours avant tout deux copains avec un projet commun. C'est lui d'ailleurs qui m'a motivé à changer de vie. Je me suis dit que ce gars-là n’était pas normal, j'ai mis les moyens qu'il fallait pour voir si j'avais raison ou non. Je me suis donc lancé, j'ai quitté un job sympa et bien payé pour le néant.

Ensemble, nous avons lancé Urban Circus, une entreprise spécialisée dans la création de vêtements haute visibilité.  Au début il n'y a rien et les premiers jours quand on lance sa boîte,  on se demande ce qu'on va bien pouvoir faire d'intelligent après le petit-déjeuner. Nous avons ramé et pensé que c'était une belle bêtise jusqu'à ce qu'un jour...la mayonnaise prenne sans crier gare ! Je vous rassure, la mayonnaise ne tient pas parfaitement non plus et continue de monter tranquillement ;-), simplement le projet a commencé à prendre du sens du jour au lendemain. Et aujourd’hui nous lançons une filiale au Canada avec Marc-Antoine.

Marc-Antoine : Après mon bi-diplôme au Canada, je suis resté à Montréal où j'ai trouvé un travail. À côté de cela, l'entrepreneuriat m'a toujours attiré, j'ai fait plusieurs concours de création d'entreprises et l'année dernière j'ai contacté Quentin pour lui proposer de lancer Urban Circus au Canada ! Depuis la création d'Urban Circus en 2015, j'ai toujours suivi la marque et je trouvais qu'il y avait un très bon potentiel pour développer ce concept à Montréal et en Amérique du Nord.

Après avoir cherché la meilleure façon de rentrer dans le marché, nous avons décidé de lancer une campagne Kickstarter autour d'une nouvelle veste haute visibilité faite pour les Urban Riders !

 

 

 

A votre avis, quelles sont les démarches ou les techniques importantes à connaître pour réussir le lancement d’un projet ?

Marc-Antoine : Pour réussir son lancement, avoir un produit qui plaît n'est pas le seul facteur à prendre en compte, c'est primordial mais pas suffisant. Il faut que le timing soit bon, il faut savoir comment atteindre les potentiels acheteurs et il faut leur faire prendre conscience qu'ils ont besoin de ton produit. En gros il faut que ton produit soit utile et visible auprès du bon public et au bon moment.

Quentin : Pour les promos qui sortent et ceux qui veulent se lancer, ceux qui ont l'IDEE, sachez que cette "idée" n'est pas la bonne, pas en l'état du moins. Ne pas trop s'engager avant d'avoir pitché son projet et s'être fait jeter le plus de fois possible. Un entrepreneur qui prend le gouvernail sur un projet doit écouter les conseils de ceux qui connaissent un peu la mer, et surtout savoir s'entourer d'un équipage de confiance, car il n'y a ensuite que des tempêtes. Sans une super team ou de très bons conseillers il est très dur de réussir. De même un copain d'HEI m'a dit un jour : « j'ai commencé à respirer quand j'ai compris qu'être entrepreneur c'est, à 95% du temps, gérer des problèmes ».

 

L’importance du réseau ? Aujourd’hui êtes-vous toujours en contact avec l’école et des diplômés HEI ?

Quentin : Nous sommes un groupe important d'entrepreneurs et nous nous voyons très régulièrement, on se raconte nos petits soucis du quotidien. Mon associé, je l'ai rencontré à HEI et le rêve canadien (filiale au Canada) ne serait pas possible sans Marc-Antoine, HEI également. Pour le moment nous tenons tous le coup et c'est magnifique à voir. Nous sommes fiers des valeurs que nous véhiculons à travers nos projets respectifs et ce n'est pas un hasard si nous en avons autant en commun. 

Marc-Antoine : La plupart de mes amis aujourd'hui sont des diplômés HEI que j'ai rencontrés à Lille pendant mes études ou grâce au Réseau en arrivant au Canada. 

Le réseau est un excellent moyen de garder le contact mais aussi d'approcher d’éventuels soutiens pour un projet. C'est impressionnant de constater à quel point il y a des diplômés de l'école partout dans le monde et travaillant dans des secteurs différents.



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.