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01 septembre 2017

Nos ingénieurs ont du talent - Portrait d’Audrey Chavent (2013)

Une carrière construite à l’international !

Finaliste au « Women in Building Award 2017»  qui récompense les femmes travaillant dans le bâtiment à Newcastle en Australie, Audrey Chavent (2013) répond à nos questions sur son brillant parcours :

 

Audrey, peux-tu nous parler un peu de ton cursus à HEI ?

Je suis entrée à HEI en septembre 2007 via le cursus de Prépa intégrée PC, puis Option BTP en validant ma dernière année d’HEI 5 en Irlande DIT – Dublin.

J’ai participé à différentes associations: organisation du Gala HEI, vice-présidente du « XV Chattes »  - équipe féminine de rugby à 7, membre de l’association Amaryllis avec une mission humanitaire aux Philippines pendant l’été 2010. Toutes ces années passées à Lille plus ou moins loin de nos familles selon les personnes nous ont permis de créer des liens forts, et aujourd’hui, bien que vivant en Australie depuis 4 ans, je suis toujours régulièrement en contact avec certaines personnes de ma promo que je revois lors de mes courts passages en France.

J’ai aussi effectué un stage par année au sein du groupe Vinci en essayant d’orienter mon profil un maximum sur les chantiers et à l’étranger. J’ai réalisé un stage à Zanzibar (Tanzanie), Rabat (Maroc), Gabes (Tunisie), Basse-Terre (Guadeloupe), Sydney (Australie) et deux autres stages à Paris.

 

Et une fois diplômée, ça s’est passé comment ?

J’ai effectué mon stage de fin d’études chez Freyssinet Australie à Sydney – département civil. Au bout de mes 6 mois, le département civil avait peu de projets futurs/en cours et ne pouvait se permettre de me garder, mais le département Remedial (Réparations) était surchargé et le responsable de la division m’a embauchée.

J’ai commencé en tant que conducteur de travaux sur des « petits chantiers » de réparation béton et suis maintenant en charge de plusieurs chantiers plus importants – chantiers d’étanchéité, injection fissures, réparation béton, installation de protection cathodique…

L’avantage de travailler à l’étranger est que l’on nous donne beaucoup de responsabilités très vite, ce qui nous permet d’évoluer rapidement. En tant que conducteur de travaux, je suis en charge du programme, des équipes chantiers (actuellement deux équipes de 10 ouvriers chacune), du budget, de la sécurité et je suis en contact direct avec le client.

Ce que j’aime dans le domaine des réparations c’est que chaque chantier est différent ; il y a un an j’étais chargée de réparer la façade d’un immeuble, le mois dernier je réparais un quai maritime et actuellement je répare un réservoir d’eau ; les accès sont toujours différents selon les chantiers – bateau, plongée, échafaudage…c’est passionnant !

Suite à deux chantiers de réparation béton très challenging en termes d’accès (plateformes immergées dans l’eau sous un port) et techniques (cathodique protection) à Newcastle (2h au Nord de Sydney), mon manager m’a nominée au Women in Building Award. J’ai dû soumettre un dossier détaillant mon impact positif dans la construction en tant que femme et passé différents entretiens avec le jury composé de huit femmes. Lors de la finale, j’ai finalement obtenu un Award d’encouragement.

 

Si tu devais donner un conseil aux promos à venir, quel serait-il ?

Mon conseil pour les futures promos est d’identifier clairement son projet professionnel et de construire son parcours HEI en fonction de ce projet. Il ne faut pas oublier que vous sortez tous avec le même diplôme et le seul moyen de se différencier à la sortie de l’école est via les stages, il faut donc en faire le plus possible – ne pas se limiter aux 3 stages obligatoires et participer à la vie associative…

Il faut aussi être persévérant lors de ses recherches et surtout montrer lors de la première approche que vous vous êtes renseignés sur les entreprises avant de postuler, sur leurs activités afin de faire la différence dans vos candidatures.

 

Quel a été et quel est le rôle du réseau dans ton parcours ?

Je me suis servie du réseau HEI tout au long de mon parcours pour rechercher mes stages. Je pense que nous sommes chanceux d’avoir cela en place, et maintenant lorsque des anciens HEIens passent en Australie,  ils me contactent pour aller boire un verre à la Faluche Australienne !

 

Un mot de la fin ?

Lorsque j’ai commencé HEI, une (sage) personne m’a dit «  ingénieur n’est pas un métier, mais un état d’esprit » et c’est exactement ce qu’HEI m’a transmis au cours de mes études, « un état d’esprit ». Au quotidien on ne me demande pas de calculer des intégrales, éléments finis ou autres, on me demande de trouver des solutions, de rapidement m’adapter aux situations, d’être réactive, rigoureuse.

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